Droits de douane : Donald Trump frappe dans tous les sens

Droits de douane : Donald Trump frappe dans tous les sens

Donald Trump a annoncé mercredi des droits de douane supplémentaires contre les partenaires économiques des États-Unis. Il a prévu une taxe de 25 % sur tous les véhicules et pièces détachées importés, ainsi qu’un tarif minimum de 10 % sur tous les produits étrangers. Les plus élevés visent le Vietnam (46%), la Chine (34 %), l’Inde (26%) ou encore l’Union européenne (20 %).

Donald Trump l’a dit, Donald Trump l’a fait. Le président américain a annoncé mercredi de nouvelles mesures protectionnistes, incluant des droits de douane qualifiés de « réciproques » sur les produits entrant aux États-Unis. Il a prévu une taxe de 25 % sur tous les véhicules et pièces détachées importés, ainsi qu’un tarif minimum de 10 % sur tous les articles étrangers.

Donald Trump inflige une sanction individuelle

Outre ce tarif minimum, Donald Trump a imposé des droits de douane individuels. Parmi les pays les plus touchés figurent le Cambodge (49%) et le Vietnam voisin (46%). Dotées d’un secteur manufacturier florissant, ces deux pays accueillent pourtant des géants américains comme Nike qui y fabrique l’essentiel de ses chaussures. Au nombre des principales victimes on trouve aussi la Chine (34 %), dans le viseur de Trump depuis son premier mandat, l’Union européenne (20 %), pourtant un allié traditionnel, le Japon (24 %) et la Corée du Sud (25 %), deux autres partenaires historiques des États-Unis, et l’Inde (26 %), qui abrite d’importantes industries textile et pharmaceutique.

Saint-Pierre-et-Miquelon frappé de plein fouet par les droits de douane américains

Au total, soixante pays font les frais du protectionnisme de l’administration Trump. On trouve aussi dans la liste les États d’Amérique latine (Argentine, Bolivie, Brésil, Uruguay, Chili, la Colombie, etc.), qui prennent 10% de droits de douane, et Saint-Pierre-et-Miquelon (50%). Ce territoire français d’outre-mer a la taxation la plus élevée à l’échelle du globe avec le Lesotho. Ces nouveaux tarifs douaniers s’ajoutent à ceux déjà imposés sur l’acier et l’aluminium en février. Ils rentreront en vigueur le 5 avril pour certains et le 9 pour d’autres.

Un « jour de libération » pour les États-Unis

Donald Trump a salué le jour de l’annonce des droits de douane comme un « jour de libération » après des années de vol selon lui. Il accuse les pays visés de pratiquer des tarifs déséquilibrés à l’encontre des produits américains. Le dirigeant républicain a notamment attaqué les droits de douane de 10 % appliqués par l’UE sur les véhicules américains. Il a en outre dénoncé l’usage de « barrières non monétaires », comme les subventions, les taxes excessives, le vol de propriété intellectuelle et la manipulation des devises.

Donald Trump prêt à aller au bout de sa guerre commerciale

Donald Trump a mis en garde les pays concernés de ne pas répliquer. « Ils nous taxent, on les taxe », a lancé le locataire de la Maison blanche, laissant entendre par là qu’il est prêt à aller au bout de sa guerre commerciale. L’Union européenne n’a pas tardé à réagir à ces velléités. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a dénoncé « un coup dur pour l’économie mondiale », qui entraînerait une montée de l’inflation.

L’UE prépare sa riposte en cas d’obstination de Donald Trump

Malgré l’hostilité de Trump, Bruxelles souhaite encore négocier. Des discussions sont d’ailleurs déjà en cours avec les responsables américains. Ursula von der Leyen prévient toutefois que l’UE se réserve le droit de riposter en cas d’échecs des pourparlers. Le vieux continent avait déjà prévu d’appliquer des taxes réciproques ce mois-ci, notamment contre les Gafam. « Nous nous préparons maintenant à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises », a averti la cheffe de l’UE. La guerre commerciale semble inévitable.

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