Gobee.bike tire sa révérence en France

La start-up hongkongaise, concurrente du Vélib’ à Paris, va baisser pavillon sur le sol français après seulement quatre mois d’activité sur le territoire. Cette dernière s’est justifiée en dénonçant le vandalisme disproportionné dont elle a fait l’objet.
« Après quatre mois, le bilan est lourd. En France, ce sont près de 3200 vélos dégradés, plus d’un millier de vélos volés ou privatisés, 280 dépôts de plainte enregistrés auprès des services de police et près de 6500 interventions réalisées par nos agents de terrain et nos partenaires de réparation. »
Le communiqué de la structure est sans appel. Il est vrai que son modèle économique basé sur la géolocalisation et la réservation de bicyclettes par smartphone entraîne de facto un investissement très important. Ces bicyclettes en libre-service sont en outre propices aux vols étant donné leur coût.
Pour autant, le mal est profond car Paris n’est pas la première ville a avoir été touchée par ce fléau. Auparavant, Gobee.bike « avait déjà retiré ses deux-roues de Lille, Reims et Bruxelles le 9 janvier 2018 », indique le site Ecommerce Mag. Et cela, « pour des raisons similaires ».
Pire, « 60% de sa flotte a été détruite, volée ou privatisée ». Un constat plus qu’alarmant, vous en conviendrez. Seul point positif dans ce marasme, s’il y en a un, l’entreprise a annoncé « avoir remboursé l’intégralité des cautions et crédits des utilisateurs ».
Pour rappel, la start-up asiatique a commencé sa courte aventure hexagonale à Lille le 5 octobre dernier.