La SNCF et le CEA font équipe pour construire le train du futur

La SNCF et le CEA font équipe pour construire le train du futur

À l’occasion de VivaTech, la SNCF et le CEA ont annoncé la signature d’un accord-cadre de coopération technologique pour accélérer l’innovation ferroviaire. Prévue pour une durée de cinq ans reconductibles, cette collaboration portera sur la robotique, l’intelligence artificielle et la géolocalisation. Elle vise à faire face aux grands enjeux du groupe SNCF, dont la réussite de la transition écologique, la maîtrise des coûts et l’amélioration de la satisfaction clients.

Lors du dernier VivaTech, organisé mi-juin, la SNCF et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont annoncé un accord-cadre de coopération destiné à réinventer le rail et la mobilité française. Prévu sur une durée de cinq ans renouvelables, ce partenariat aura lieu au sein d’un laboratoire commun, où les ingénieurs du groupe ferroviaire et les chercheurs du CEA travailleront sur une quinzaine de thèmes de recherche. Parmi ceux-ci figurent les systèmes de vision pour la localisation sécurisée des trains, les technologies robotiques, l’intelligence artificielle de confiance, la connectivité et les énergies décarbonées appliqués au ferroviaire.

Le CEA, spécialiste des énergies bas-carbone, du numérique et de la défense

Le CEA est un fournisseur d’expertises scientifiques et technologiques. Il propose des solutions dans divers domaines, dont les énergies bas-carbone, le numérique et la défense. Il a été distingué comme organisme de recherche le plus innovant au monde en 2026 par le classement Clarivate. Dans le cadre de son nouveau partenariat avec la SNCF, le Commissariat à l’énergie atomique combinera son savoir-faire à l’expertise ferroviaire historique du groupe de transports public pour rendre le système ferroviaire de la France plus performant et plus écologique, tout en renforçant la souveraineté industrielle nationale.

Le CEA et la SNCF travailleront sur l’IA de « confiance »

Concrètement, le CEA et la SNCF vont d’abord développer un système de géolocalisation par croisement des données de plusieurs capteurs simultanément, pour calculer en temps réel la position précise et la vitesse réelle d’un train. Ce dispositif ne tolérera qu’une seule erreur par milliard d’heures de fonctionnement. Et pour cause, la moindre petite imprécision sur un réseau ferroviaire peut avoir des conséquences dramatiques.

Les deux partenaires comptent également travailler sur l’automatisation intelligente. Il s’agira de concevoir une suite logicielle modulaire pour accélérer le déploiement de robots dans les ateliers de maintenance. Dans le même temps, une IA dite « de confiance » sera créée pour prendre en charge la détection d’obstacles, la supervision des circulations et la maintenance prédictive des infrastructures.

La cybersécurité et les technologies de l’énergie

En outre, l’équipe de scientifiques et d’ingénieurs portera une attention particulière aux enjeux croissants de cybersécurité en développant des solutions visant à contrer les menaces et à anticiper l’évolution des systèmes de protection utilisés dans les infrastructures critiques. C’est un chantier essentiel pour un acteur comme la SNCF, qui gère le deuxième plus grand réseau ferroviaire du monde. Enfin, les partenaires exploreront les technologies du monde de l’énergie, cœur de métier du CEA. Ils ont déjà identifié des domaines clés, parmi lesquels figurent les batteries embarquées, les solutions de stockage de l’énergie et l’hydrogène.

La SNCF veut améliorer l’expérience voyageur et gagner en efficacité industrielle

Pour la SNCF, qui gère 284 000 collaborateurs dans 220 pays dans le monde, cette transformation profonde s’impose. La compagnie ferroviaire française veut améliorer l’expérience voyageur et tenir ses engagements environnementaux. Elle souhaite aussi gagner en efficacité industrielle, tout en maîtrisant ses coûts. Pour le CEA, ce partenariat offre des cas d’usage concrets avec l’un des plus grands groupes industriels de France. Il lui permet d’accéder au meilleur de la recherche scientifique nationale et de promouvoir l’innovation française.

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